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samedi 22 mars 2014

Critique cinéma


Critique cinéma: Le vent se lève de Hayao Miyazaki.


Le Synopsis d'Allociné
: Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.


Le maitre incontesté de l'animation japonaise Miyazaki nous revient une dernière foi pour nous livrer sont ultime chef-d'œuvre, et c'est peu dire.
Le film débute sur l'enfance de sont protagoniste principale et montre ainsi les origines de sa passion qu'est l'aéronautique. Le film continue sur ses débuts d'ingénieurs et nous relate les nombreux événement historique qui on marqués sa vie. L'obsession du personnage principale est bien mise en avant, tout autant que sont amour et ça profonde mélancolie.

Fidèle à lui-même, Joe Hisaishi (un habitué de Ghibli)nous signe une composition musicale au bord de la perfection accompagnant à merveille le récit, cependant celle-ci se relève toutefois trop répétitive, nous notons qu'il s'agit des thèmes récurrents du studio.

L'animation est somptueuse, tout autant que les plans, plus esthétiques les uns, que les autres. Le montage n'entache en rien à la réalisation, en revanche, celle-ci ne s'affranchit pas des limites imposées par les caméras et chaque scène est pensé comme un film classique et cela est bien dommage, car l'animation permet une création sans borne, tout autant que Miyazaki a une imagination débordante.

Chaque acte du film est criant d'émotion et vous n'aurez aucune honte à avoir la larme à l'œil, la crise que le japon subit est parfaitement ressenti, malgré tout le film se traine légèrement trop en longueur et comme dit plus haut, le tout est concis par des limites imaginaires.
Une animation superbe, un rythme lent et travaillé, des plans chargés d'émotion, un récit très personnel, on est bien devant le film apogée de Myazaki qui à le don de nous transporter quelle que soit l'histoire, et c'est bien cela sa force.

dimanche 16 mars 2014

Critique cinéma

Diplomatie
de Volker Schlöndorff
avec André Dussollier et
Niels Arestrup



Le synopsis d'allociné :La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.


      Diplomatie commence sur des vidéos d'archive encrant le film dans une réalité palpable. Ce huis clos réécrit les codes du genre et mes la vie des Parisiens entre les mains des deux protagonistes qui, eux, ne sont absolument pas en danger. C'en suit alors un superbe débat fort en répliques assuré par l'incroyable prestation de Niels Arestrup dans le rôle du Général Von Choltitz et André Dussollier dans celui du consul suédois Nordling qui représente la neutralité  Le jeu d'acteur est excellent et on n'en ressent tout le dilemme imposé par des lois cornéliennes, les personnages sont déchirés entre plusieurs choix aux conséquences désastreuses.


Les compositions musicales sont tantôt discrètes et presque imperceptibles et tantôt très présentes, soulignant ainsi des séquences dramatiques. Le réalisateur impose aussi un thème qui revient à de nombreuses reprises. Une bande son de très bonne facture, en somme.

Toute la réalisation tourne autour d'effets de lumières fortement travaillés donnant malgré tout un sentiment de matérialité présent durant tout le film, celle-ci souligne aussi l'importance de chaque scène en s'accordant aux sentiments appropriés. Le metteur en scène joue principalement sur une focalisation habilement utilisée autour de changement de plans.

Malgré tous ces points positifs, le film souffre de son manque de moyens et bride ainsi les quelques scènes de guerres. Celui-ci ne nous laisse pas sur notre faim, mais on aurait apprécies plus de répliques. Je ne peux, décemment pas le taxer de ces défauts.

Schlöndorff signe un huis clos bien réalisé et admirabement bien écrit porté par une préstation de haut vol.