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dimanche 16 mars 2014

Critique cinéma

Diplomatie
de Volker Schlöndorff
avec André Dussollier et
Niels Arestrup



Le synopsis d'allociné :La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.


      Diplomatie commence sur des vidéos d'archive encrant le film dans une réalité palpable. Ce huis clos réécrit les codes du genre et mes la vie des Parisiens entre les mains des deux protagonistes qui, eux, ne sont absolument pas en danger. C'en suit alors un superbe débat fort en répliques assuré par l'incroyable prestation de Niels Arestrup dans le rôle du Général Von Choltitz et André Dussollier dans celui du consul suédois Nordling qui représente la neutralité  Le jeu d'acteur est excellent et on n'en ressent tout le dilemme imposé par des lois cornéliennes, les personnages sont déchirés entre plusieurs choix aux conséquences désastreuses.


Les compositions musicales sont tantôt discrètes et presque imperceptibles et tantôt très présentes, soulignant ainsi des séquences dramatiques. Le réalisateur impose aussi un thème qui revient à de nombreuses reprises. Une bande son de très bonne facture, en somme.

Toute la réalisation tourne autour d'effets de lumières fortement travaillés donnant malgré tout un sentiment de matérialité présent durant tout le film, celle-ci souligne aussi l'importance de chaque scène en s'accordant aux sentiments appropriés. Le metteur en scène joue principalement sur une focalisation habilement utilisée autour de changement de plans.

Malgré tous ces points positifs, le film souffre de son manque de moyens et bride ainsi les quelques scènes de guerres. Celui-ci ne nous laisse pas sur notre faim, mais on aurait apprécies plus de répliques. Je ne peux, décemment pas le taxer de ces défauts.

Schlöndorff signe un huis clos bien réalisé et admirabement bien écrit porté par une préstation de haut vol.

1 commentaire:

  1. Salut mes garçons, je trouve votre blog très intéressant !
    Papa

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